
L’App Store connaît un nouveau coup d’accélérateur, porté par le « vibe coding », cette pratique qui consiste à créer une application en s’appuyant sur des outils d’IA générative comme ChatGPT ou Claude. D’après le New York Times, ce mouvement permet à des profils peu ou pas formés au développement mobile de concevoir puis publier des apps beaucoup plus vite qu’auparavant.
Le phénomène se voit déjà côté Apple. Le New York Times rapporte que les délais de validation, qui se comptaient encore en heures il y a un ou deux ans, s’étendent désormais sur plusieurs jours. En parallèle, le catalogue repart nettement à la hausse après plusieurs années plus stables.
Une explosion du nombre de nouvelles apps
Selon les estimations de Sensor Tower citées par le New York Times, le nombre de nouvelles applications lancées sur l’App Store a bondi de 30 % l’an passé, pour approcher les 600 000. Et sur le seul premier semestre de cette année, environ 560 000 nouvelles apps auraient déjà été publiées.
Pour Apple, l’équation paraît favorable sur le papier : l’entreprise prélève 30 % sur les achats intégrés et abonnements, ou 15 % pour les plus petits développeurs. Mais encore faut-il que les utilisateurs téléchargent ces apps puis dépensent dedans. Or Sensor Tower estime que les téléchargements n’ont progressé que de 3 % l’an dernier, à 35,4 milliards, puis de 2 % au premier semestre, à 17,6 milliards.
Autrement dit, l’offre augmente beaucoup plus vite que la demande. Pour les utilisateurs, cela peut vouloir dire davantage de choix, mais aussi une App Store plus encombrée, avec plus d’apps qui se ressemblent et plus de tri à faire pour trouver les plus utiles.
Apple salue la tendance, sans lâcher sur les règles
Interrogé par le New York Times, le porte-parole d’Apple Peter Ajemian explique que le volume de téléchargements n’est qu’un indicateur parmi d’autres. Il affirme que la société est « ravie » de voir une nouvelle génération de développeurs utiliser les outils récents pour créer et publier plus rapidement.
« Toutes les applications sont soumises aux mêmes normes d’exigence en matière de qualité, de confidentialité et de sécurité. »
Apple insiste donc sur un point clé : l’IA peut accélérer la création, mais elle ne change pas les règles d’entrée dans la boutique. En théorie, une app conçue avec du code largement généré par IA doit passer les mêmes contrôles qu’une app développée de manière classique.

Des néophytes publient déjà, parfois avec de vrais revenus
Le New York Times cite le cas de Marco Pérez, ingénieur logiciel de 27 ans à Chicago, qui n’avait jamais développé d’application mobile auparavant. Après plusieurs semaines passées à prototyper puis finaliser InfoDrizzle avec des outils d’IA, il a obtenu 1 300 téléchargements et environ 500 dollars de bénéfices. Son deuxième essai, Stampa, lancé en mai après une petite semaine de travail, aurait atteint 20 000 téléchargements pour environ 3 000 dollars de profits.
Le journal évoque aussi David Svensson, 44 ans, cadre dans une entreprise technologique en Suède. Depuis février, il développe de petites apps très ciblées avec des abonnements payants à ChatGPT et Claude. En cinq mois, il en a publié onze sur l’App Store, totalisant près de 2 400 téléchargements.
Ce que ça change
Pour les utilisateurs d’iPhone, cette vague peut se traduire par une arrivée plus rapide de petites apps très spécialisées, conçues pour résoudre un besoin précis. C’est une bonne nouvelle si vous cherchez des outils de niche, mais cela risque aussi de rendre la découverte plus compliquée dans une boutique déjà dense.
Pour Apple, l’enjeu ne sera pas seulement d’accepter plus d’apps, mais de maintenir la qualité perçue de l’App Store. Si le rythme des soumissions continue d’augmenter plus vite que les téléchargements, la visibilité des bonnes apps pourrait devenir le vrai sujet à surveiller.
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Source : The New York Times — article sur Apple App Store et vibe coding
Rédigé avec l'assistance d'outils d'IA, vérifié et validé par la rédaction.