
L’investissement de 100 milliards de dollars annoncé par TSMC aux États-Unis pourrait en réalité constituer un recul pour la production des puces Apple sur le sol américain.
La récente déclaration de TSMC concernant un investissement massif dans les États-Unis, bien que ambitieuse, manque de précisions essentielles, notamment sur l’utilisation exacte des fonds alloués.
Ce nouvel investissement pourrait même représenter un pas en arrière pour la fabrication des puces Apple aux États-Unis. En effet, alors qu’Apple avait initialement prévu de produire des puces « Made in America » pour ses appareils plus anciens dans des usines en Arizona, les retards et les incertitudes ont compliqué ce projet.
Un projet semé d’embûches
L’initiative d’Apple, annoncée en 2022, visait à établir plusieurs usines de fabrication de puces TSMC en Arizona, bénéficiant du soutien du CHIPS Act. Cependant, la mise en production en série a été retardée à plusieurs reprises, remettant en question la réalisation des objectifs initiaux.
Des doutes subsistent quant au besoin éventuel de rapatrier les puces fabriquées aux États-Unis vers Taiwan pour leur conditionnement, une étape critique pour les System-On-a-Chip utilisés par Apple.
Des promesses non tenues
Les promesses de création d’emplois locaux sont également mises en doute, avec de nombreux recrutements effectués depuis Taiwan. Des accusations de discrimination « anti-américaine » contre TSMC ont même émergé, compliquant davantage la situation.
Des questions sur l’investissement de 100 milliards
L’investissement annoncé par l’administration Trump semble présenté comme un financement nouveau, bien qu’il soit incertain si une partie de ces fonds était déjà prévue dans le budget. Une nouveauté notable est la promesse de facilities de conditionnement de puces basées aux États-Unis, auparavant prévues d’être sous-traitées à des entreprises comme Amkor.
Un recul pour les puces Apple
Selon l’analyste Ming-Chi Kuo, l’accord récent pourrait impliquer la perte d’une des usines les plus avancées, limitant davantage la capacité de production de puces Apple aux États-Unis. La dépense annoncée reste flexible, offrant peu de garanties quant à son impact réel sur la production locale.