
Un profil publié ce week-end par Bloomberg s’attarde sur John Ternus, cadre clé d’Apple souvent cité parmi les successeurs possibles à la tête de l’entreprise. Le reportage détaille surtout une influence moins attendue : son rôle dans l’évolution logicielle de l’iPad.
Un iPad bridé par iOS : l’argument interne de John Ternus
D’après Mark Gurman, John Ternus estimait dès les débuts de l’iPad que la plateforme logicielle, alors identique à celle de l’iPhone, n’exploitait pas pleinement les capacités matérielles de la tablette. Processeurs plus puissants, écran plus grand : l’iPad aurait été, selon cette lecture, limité par un système pensé d’abord pour le smartphone.
Le même article indique que Ternus a défendu en interne la création d’un système d’exploitation distinct. Il aurait ensuite convaincu Craig Federighi d’en lancer le développement. Cette évolution a ouvert la voie à des fonctions orientées productivité, dont un multitâche plus proche d’une logique « desktop ».
Ce que Bloomberg attribue à l’impulsion de Ternus
- La création d’iPadOS, pour mieux aligner le logiciel sur le potentiel matériel de l’iPad.
- Des avancées de productivité, avec des mécanismes de multitâche plus ambitieux.
- La montée en puissance des accessoires iPad : stylet et clavier, ainsi que des systèmes d’appairage et de charge magnétiques.
Que John Ternus ait pesé sur des produits comme l’Apple Pencil ou le Magic Keyboard s’inscrit dans la logique de son rôle historique côté matériel. Le point le plus notable, dans ce récit, reste l’idée qu’un responsable hardware ait été déterminant dans ce que Bloomberg présente comme le plus grand tournant logiciel de l’iPad : le passage d’iOS à iPadOS.
Pendant des années, l’iPad a conservé iOS, reflet direct de ses origines. La bascule vers iPadOS a ensuite permis l’apparition de fonctionnalités propres à la tablette, avec l’objectif de rapprocher l’expérience de l’iPad de ses ambitions matérielles.