
Foxconn a confirmé que certaines de ses usines en Amérique du Nord ont récemment été visées par une cyberattaque, dans un contexte de tentative d’extorsion revendiquée par le groupe de rançongiciel Nitrogen.
8 To de données revendiqués par Nitrogen
Selon WIRED, Nitrogen affirme avoir dérobé 8 To de données à Foxconn, partenaire industriel majeur d’Apple pour l’iPhone et d’autres produits. Le média précise que les fichiers mentionnés incluraient notamment des schémas et des informations de projets liés à plusieurs clients, dont Dell, Google, Apple et Nvidia.
Des sites évoqués dans le Wisconsin et au Texas
Le périmètre exact n’a pas été détaillé par Foxconn. The Cybersec Guru indique toutefois que l’incident concernerait le site de Mount Pleasant (Wisconsin), où une panne réseau généralisée aurait été signalée, avec arrêt du Wi‑Fi puis propagation aux infrastructures internes. Le même article rapporte le témoignage d’un employé décrivant l’arrêt des postes et l’indisponibilité des terminaux de pointage.
Par ailleurs, AppleInsider évoque aussi un impact possible sur une installation de Foxconn à Houston (Texas). Le site ajoute que les échantillons de fichiers publiés par Nitrogen ne montreraient pas, à ce stade, de documents explicitement liés à Apple, et rappelle que l’usine de Mount Pleasant produirait principalement des téléviseurs et des serveurs de données plutôt que des appareils Apple.
Un historique d’extorsions visant Foxconn
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série d’attaques attribuées à des groupes de rançongiciel. WIRED cite notamment une attaque en décembre 2020 contre un site au Mexique, avec une demande de rançon en bitcoin, ainsi qu’un incident en mai 2022 ayant perturbé la production. Le média mentionne également une attaque plus récente visant une filiale, Foxsemicon Integrated Technology, en 2024.
Foxconn a indiqué à WIRED que les usines touchées « reprennent actuellement une production normale », sans confirmer davantage l’ampleur de l’incident ni la nature des données potentiellement compromises.