
Tata, fournisseur d’Apple, affirme que l’autorité de contrôle de la pollution de l’État du Tamil Nadu a renoncé à toute procédure visant l’une de ses usines indiennes produisant des composants pour l’iPhone, après examen de sa réponse à une alerte environnementale.
L’affaire avait été révélée par Reuters le 13 juin. Selon l’agence, Tata avait reçu le 25 mai un avis de mise en garde évoquant une possible fermeture du site. Le Tamil Nadu Pollution Control Board soupçonnait des rejets d’eaux usées d’avoir contaminé l’eau de puits sur des terres agricoles voisines, à la suite de plaintes locales et de cinq inspections menées entre décembre 2025 et mai 2026.
D’après le document cité par Reuters, les inspections concluaient que des eaux usées auraient été déversées dans un bassin de collecte des eaux pluviales situé dans l’enceinte de l’usine, avant de déborder vers les terrains adjacents et d’affecter les eaux souterraines.
Tata avait contesté ces conclusions, indiquant avoir commandé des analyses indépendantes et estimant que l’installation respectait la réglementation. L’avis laissait néanmoins planer la menace de mesures coercitives, dont un arrêt d’activité, si les préoccupations de l’autorité n’étaient pas levées.
Dans une nouvelle dépêche datée du 16 juin, Reuters rapporte que Tata indique désormais que le Tamil Nadu Pollution Control Board a confirmé que l’entreprise avait « répondu de manière satisfaisante à toutes les questions » soulevées dans l’avertissement, et qu’aucune suite ne serait donnée. Tata ajoute que les analyses récentes d’échantillons d’eau réalisées par l’autorité n’auraient pas mis en évidence de contamination, et que les tests mandatés par le groupe feraient apparaître des valeurs « dans les limites prescrites ».
Reuters précise qu’Apple et le Tamil Nadu Pollution Control Board n’ont pas répondu aux demandes de commentaire de l’agence.