
Apple a commencé à intégrer des modems Qualcomm dès l’iPhone 4 CDMA lancé en février 2011, après avoir utilisé auparavant des solutions Infineon. Depuis, la marque s’est appuyée sur Qualcomm sur une grande partie de ses iPhone et iPad cellulaires, même si quelques parenthèses Intel et, plus récemment, les premiers modems Apple ont modifié l’équilibre.
Selon les informations publiées par Marko Zivkovic, cette dépendance reste nette en 2026. Sur iPhone, seuls les iPhone 16e, iPhone 17e et iPhone Air échappent aux modems Qualcomm récents, grâce aux puces Apple C1 et C1X. Les iPhone 17, iPhone 17 Pro et iPhone 17 Pro Max continuent, eux, d’utiliser des modems Snapdragon X80.
Une présence continue dans l’iPhone, malgré les modems Apple
L’histoire des modems iPhone montre une transition loin d’être linéaire. Apple a d’abord choisi Qualcomm pour répondre aux besoins des opérateurs CDMA américains, avec le MDM6600 dans l’iPhone 4 Verizon, puis le MDM6610 dans l’iPhone 4S. Les générations suivantes ont poursuivi sur cette voie avec les MDM9615M, MDM9625M et MDM9635M.
Le premier vrai partage entre fournisseurs est arrivé avec l’iPhone 7 : les modèles CDMA utilisaient un Qualcomm MDM9645M, tandis que certaines versions GSM passaient chez Intel. Apple a ensuite basculé entièrement vers Intel sur les iPhone XR, XS et 11, avant de revenir à Qualcomm avec l’iPhone 12 et le Snapdragon X55, notamment pour prendre en charge la 5G mmWave aux États-Unis.
Depuis, Qualcomm est resté dominant : Snapdragon X60 pour l’iPhone 13, X65 pour l’iPhone 14, X70 pour l’iPhone 15, X71 pour la gamme iPhone 16 hors 16e, puis X80 sur la gamme iPhone 17 hors 17e et iPhone Air. D’après Marko Zivkovic, l’iPhone 18 Pro pourrait même adopter une stratégie régionale, avec un modem Qualcomm aux États-Unis et un modem Apple C2 ailleurs dans le monde. Les versions mmWave de l’iPhone 18 Pro utiliseraient alors un Snapdragon X85.
L’iPad suit une trajectoire proche
Sur iPad, Apple a là aussi alterné entre plusieurs fournisseurs, mais Qualcomm reste très présent. Après un iPad d’origine équipé d’un modem Infineon, le constructeur a utilisé un Qualcomm MDM6600 dans l’iPad 2 CDMA, puis des références MDM9600, MDM9615, MDM9625 et MDM9635 sur plusieurs générations d’iPad, d’iPad Air, d’iPad mini et d’iPad Pro.
Apple est ensuite passé à Intel à partir de l’iPad Pro 2018 et de l’iPad 6, avant de revenir à Qualcomm avec l’iPad Pro M1 et son Snapdragon X55. Les iPad mini 6, iPad Air 5 et iPad de 10e génération ont adopté le Snapdragon X60, l’iPad Pro M2 un X65, puis les iPad Pro M4, iPad Air M2 et M3, iPad mini 7 et iPad A16 un Snapdragon X70.
Le changement le plus récent concerne les iPad Pro M5 et iPad Air M4, passés au modem Apple C1X, avec à la clé un meilleur rendement énergétique selon ces informations.
Ce que ça change
Cette situation montre que la stratégie modem d’Apple reste hybride : la société avance sur ses puces maison, mais Qualcomm demeure indispensable sur une grande partie de la gamme, surtout lorsque la compatibilité mmWave entre en jeu. Pour l’utilisateur, cela signifie que la transition sera progressive, avec des différences techniques possibles selon les modèles et même selon les régions.
Le point à surveiller, c’est donc moins l’arrivée d’un modem Apple que son extension aux appareils premium. Tant que les iPhone Pro américains conserveront Qualcomm pour le mmWave, Apple ne contrôlera pas encore totalement cette brique clé de la connectivité mobile.
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Source : AppleInsider — Marko Zivkovic