
Un dirigeant d’Apple pourrait être emprisonné pour parjure : un nouvel épisode dans la débâcle du procès Epic Games.
La Cour suprême des États-Unis a confirmé le verdict dans le cas Apple contre Epic Games, une décision qui a suscité une réaction de défiance flagrante de la part d’Apple. La juge, outrée par cette attitude, a officiellement accusé Apple de non-respect de son jugement et a renvoyé un cadre supérieur de l’entreprise, Alex Roman, pour des poursuites pénales pour parjure.
Une stratégie judiciaire risquée
La saga a commencé lorsque Epic Games a contourné les règles de l’App Store en instaurant son propre système de paiement in-app, ce qui a conduit Apple à retirer ses jeux de la plateforme. Bien qu’Apple ait à l’origine remporté une grande partie du procès, la compagnie a échoué sur un point crucial : la Cour a donné raison à Epic sur la possibilité pour les développeurs d’effectuer des ventes in-app sans qu’Apple ne prenne sa commission habituelle.
Apple a choisi de résister à cette décision en continuant d’exiger des commissions, même pour des ventes effectuées hors de l’App Store, suscitant une nouvelle confrontation avec Epic en justice. La juge Yvonne Gonzalez Rogers a été très claire : elle considère qu’Apple a menti et a délibérément contourné sa décision.
Conséquences potentielles
La juge a découvert qu’Apple, par l’intermédiaire de son vice-président des finances Alex Roman, a menti dans des documents judiciaires et n’a pas corrigé son témoignage. Les mensonges portent notamment sur des estimations coût-avantage biaisées concernant les solutions de paiement alternatif. Au vu de ces déclarations trompeuses, la société ainsi que M. Roman font désormais l’objet d’une enquête criminelle.
Quelle suite pour Apple ?
Apple est à un carrefour : accepter enfin de se conformer aux décisions de justice ou continuer dans une voie qui pourrait nuire encore plus à son image. Une réponse à la juge lors de la prochaine conférence téléphonique sur les revenus d’Apple pourrait être l’occasion rêvée pour la société de rectifier le tir. Quoi qu’il en soit, ce scandale met en lumière les conséquences potentiellement désastreuses d’une tentative de dissimulation après une erreur.