
Quelles que soient les querelles antitrust concernant l’App Store, ne pourrait-on pas s’accorder sur un point ?
Depuis des années, Apple se débat face à des accusations d’antitrust dans le monde entier, principalement axées sur l’App Store et son prétendu monopole sur la vente des applications iPhone.
Cette question de monopole fait l’objet de vifs débats des deux côtés de l’Atlantique. D’un côté, les régulateurs affirment qu’Apple détient un monopole car, jusqu’à récemment, les développeurs n’avaient d’autre choix que l’App Store pour distribuer leurs applications. De l’autre, Apple soutient que le marché des applications mobiles est plus large, diluant ainsi la notion de monopole sur l’iPhone.
Une affaire de limites
L’argument d’Apple sur ses investissements dans l’App Store est solide. Cependant, les lois antitrust encadrent les limites du bénéfice à tirer de sa position dominante. Des comportements déraisonnables ont été observés des deux côtés. Apple a défié un juge dans l’affaire Epic Trust, un grand écart qui lui a valu une sévère réprimande. De son côté, l’Union Européenne n’a pas toujours été claire dans ses directives, parfois exigeant des changements tout en alertant de ne pas les implémenter immédiatement, avant de sanctionner. Complexe, non ?
Un terrain d’entente pour Apple ?
Un domaine dans lequel Apple pourrait certainement faire preuve de sagesse concerne les achats in-app de contenus où sa commission de 30 % menace la viabilité économique. Par exemple, Kindle et Spotify ont respectivement été poussés à contourner ces achats in-app, créant une expérience utilisateur désastreuse avec de multiples étapes dues aux restrictions d’Apple.
À l’époque, les changements d’Apple n’ont pas amélioré sa rentabilité, mais réussir à améliorer l’expérience utilisateur sans perte pour l’entreprise devrait être un objectif à atteindre. En fin de compte, pourquoi ne pas offrir aux utilisateurs iPhone le meilleur des expériences sans commission inutile ?
Et si finalement Apple mettait les consommateurs au centre de ses préoccupations, sans y perdre un centime ? Cela pourrait bien faire consensus, qu’en pensez-vous ?