
Dans un rapport détaillé de Bloomberg, Mark Gurman et Shirin Ghaffary révèlent l’acquisition retentissante de la startup d’IA de Jony Ive par OpenAI pour 6,5 milliards de dollars. Selon Sam Altman, PDG d’OpenAI, Steve Jobs aurait été ‘fichtrement fier’ du dernier projet d’Ive. Et il n’a peut-être pas tort.
De l’époque Jobs à l’ère de l’IA
La collaboration Jobs-Ive est bien documentée et largement discutée. Ce qui intrigue aujourd’hui, c’est ce que l’approche créative profondément conceptuelle, parfois abstraite, d’Ive pourrait signifier pour l’avenir de la technologie.
Si vous avez lu Jony Ive: The Genius Behind Apple’s Greatest Products de Leander Kahney, vous savez probablement que Jony Ive est toujours aussi méticuleux, du dos d’une pellicule à l’effet translucide parfait. Sa passion pour le processus créatif et sa signification n’a fait que s’intensifier.
Ive a souvent parlé d’intention dans ses interviews, explorant la relation entre technologie et émotion. Avec les discussions récentes entre Ive et Altman sur un ‘nouveau matériel pour l’ère de l’IA’, nous pourrions assister à un tournant dans le marché de l’IA.
Combler un vide technologique
Le marché est actuellement coincé entre des wrappers matériels basiques et des logiciels qui n’exploitent pas pleinement le potentiel de l’iPhone. Il y a donc un vide à combler dans le matériel d’IA, une tâche pour laquelle Ive est particulièrement bien équipé, surtout maintenant qu’il dispose des ressources adéquates.
Dans un monde alternatif, la startup d’Ive aurait pu être rachetée par Apple, à l’image du retour de Jobs avec NeXT. Mais face à un Apple parfois lent sur le jeu de l’IA, la décision d’Ive peut également être perçue comme une quête pour réaliser une nouvelle vision du futur technologique, avec ou sans Apple.