
Apple est à nouveau sous le feu des critiques dans l’affaire dite du « vaporware » de Siri. La polémique, loin de s’essouffler, est alimentée par des commentaires de personnalités influentes telles que John Gruber et M.G. Siegler, qui s’attaquent à la décision d’Apple de présenter des capacités de Siri encore inaccessibles au public.
Lors de la dernière WWDC, Apple avait promis des fonctionnalités Siri révolutionnaires, illustrées par une publicité pour l’iPhone 16, avec la promesse explicite que ces innovations seraient disponibles « bientôt ». Or, la firme à la pomme a par la suite fait machine arrière sur ce timing et retiré la fameuse publicité. Les fonctionnalités impressionnantes n’ont jamais été démontrées à la presse, ce qui a conduit John Gruber à remettre en question, pour la première fois, l’intégrité des annonces d’Apple.
Entre promesses et réalité
Un an plus tard, Apple réagit timidement via deux cadres supérieurs, Craig Federighi et Greg Joswiak, qui ont assuré au WSJ que les démonstrations de Siri étaient bel et bien réelles. Cependant, Gruber reste sceptique, arguant que même la vidéo de la keynote ne montre pas le processus entier, mais plutôt une série de coupures, ce qui est inhabituel pour les démos d’Apple.
Développeur et commentateur technologique respecté, Russell Ivanovic a qualifié ces promesses de « vaporware » par excellence, soulignant qu’annoncer une fonctionnalité qui n’est jamais sortie équivaut à tromperie. M.G. Siegler, ex-partenaire de Google Ventures, critique aussi Apple pour avoir jeté la pierre à leurs concurrents dans le passé pour des pratiques similaires. Selon lui, si Apple veut se démarquer, il leur faut livrer ces innovations plutôt que de simples promesses.
Alors, qui a raison ? Apple a-t-il exagéré ses capacités internes au point de trahir la confiance de ses adeptes ? Ou s’agit-il simplement d’un malentendu sur le développement logiciel ? Les fans d’Apple continuent le débat en attendant qu’Apple décide soit de livrer, soit de se taire.