
L’offensive de Meta dans le domaine de l’intelligence artificielle perturbe tout le marché, et Apple en ressent les effets. Alors que le moral des équipes d’IA de Cupertino est au plus bas, Mark Zuckerberg distribue des chèques mirobolants pour attirer les meilleurs chercheurs. Selon des rapports récents, Meta propose des rémunérations massives pour débaucher des experts en IA de ses concurrents.
Bien que Sam Altman, PDG d’OpenAI, affirme que certaines de ces offres comprennent des bonus pouvant atteindre les 100 millions de dollars, des cadres de Meta ont précisé que ces chiffres correspondent à des packages de rémunération pluriannuels. Quoi qu’il en soit, OpenAI envisage de réajuster ses compensations après avoir vu au moins six chercheurs rejoindre Menlo Park.
Le mémo de Mark Chen, directeur de la recherche chez OpenAI, en dit long : « J’ai l’impression qu’on est venu nous voler chez nous », écrit-il en interne, tandis qu’il assure œuvrer sans répit pour retenir ses talents.
Apple n’est pas à l’abri. Selon un article de Bloomberg, certains membres de l’équipe Siri ont reçu des offres alléchantes allant de 10 à 40 millions de dollars par an. Au moins un chercheur, Tom Gunter, a quitté Apple récemment.
Cette chasse aux talents semble avoir été déclenchée par l’impatience de Zuckerberg, qui, déçu de voir Meta prendre du retard en IA, aurait personnellement sollicité des ingénieurs pour rejoindre le nouveau Superintelligence Lab. Des initiatives s’accompagnent de tentatives d’acquisitions de sociétés comme Perplexity et Thinking Machine Labs.
Pour Apple, la situation est critique. La multinationale envisage de confier l’avenir de Siri à des modèles tiers d’OpenAI ou Anthropic, une décision perçue par certains employés comme un manque de confiance dans leurs capacités.