
Perplexity se trouve une nouvelle fois sous le feu des critiques pour avoir contourné volontairement les mesures anti-scraping pour récupérer du contenu web. Accusations que l’entreprise a précédemment qualifiées de malentendus ou de spéculations infondées. Cependant, un nouveau rapport suggère que ces pratiques non seulement persistent, mais empirent.
Perplexity et son jeu de sémantique
En juin 2024, le débat sur les méthodes de crawling de Perplexity a émergé, notamment grâce à un article de Wired qui accusait l’entreprise d’ignorer le protocole d’exclusion des robots. En réponse, Aravind Srinivas, PDG de Perplexity, a attribué les faits à un prestataire tiers non nommé, affirmant qu’il s’agissait d’un malentendu fondamental sur le fonctionnement de leur technologie.
Les accusations se sont multipliées, avec des médias comme The New York Times et la BBC menaçant de poursuites judiciaires. Srinivas a dénoncé la BBC comme étant « manipulatrice et opportuniste » tout en affirmant qu’il existait un malentendu concernant la technologie et le droit de la propriété intellectuelle.
Plus récemment, Cloudflare a publié un rapport affirmant que Perplexity utiliserait des crawlers non déclarés pour contourner les directives des sites web. En dépit de ces critiques, Perplexity continue de se défendre en expliquant que l’entreprise n’agit pas comme un scraper mais comme un outil d’assistance aux utilisateurs.
Une acquisition périlleuse pour Apple ?
Face à ces polémiques, la question se pose : Apple doit-elle vraiment s’engager avec Perplexity ? Le modèle d’affaires et les pratiques controversées de l’entreprise représentent-ils une trop grande menace à l’éthique de la pomme, championne de la confidentialité ? Bien que l’acquisition puisse apporter des technologies AI avancées à Apple, cela pose un double défi : intégrer une entreprise marquée par de nombreuses controverses tout en préservant ses valeurs fondamentales.