
Retirée de l’App Store en octobre sous la pression des autorités américaines, l’app ICEBlock est au cœur d’une action en justice. Son créateur, Joshua Aaron, attaque 14 représentants de l’administration Trump, comme l’a relevé NPR.
Les défendeurs visés
- Pam Bondi, mentionnée comme Attorney General, United States Department of Justice
- Kristi Noem, mentionnée comme Secretary of the United States Department of Homeland Security
- Todd Lyons, mentionné comme Acting Director of U.S. Immigration and Customs Enforcement
- Thomas Homan, mentionné comme White House Border Czar
- Dix responsables fédéraux non identifiés
Contexte et menaces alléguées
ICEBlock s’est imposée comme app participative permettant de signaler l’observation d’agents de l’immigration. Après un reportage de CNN, Pam Bondi a affirmé que des apps comme ICEBlock mettaient en danger « la sécurité des personnels du DHS » et a personnellement ciblé Joshua Aaron (« nous le surveillons », « il ferait mieux de faire attention »), selon la plainte.
Le document judiciaire décrit une série de menaces visant à engager des poursuites pénales contre Aaron pour avoir développé l’app. Ces pressions auraient eu pour but de dissuader la diffusion d’informations sur des actions d’application de la loi visibles publiquement et d’intimider les entreprises technologiques et médias qui facilitent ce type de contenus.
Retrait de l’App Store et conception de l’app
Apple a retiré ICEBlock et des apps similaires en invoquant la section « contenu répréhensible » des règles de l’App Store. La plainte soutient que le retrait était injustifié au regard de la nature de l’app et de ses garde-fous.
ICEBlock ne permet pas de téléverser des médias, ne propose ni messagerie ni comptes utilisateurs. Le fonctionnement limite les dérives : signalements restreints à cinq minutes, suppression des données après quatre heures, déduplication des observations.
Approbation initiale par Apple
Selon la plainte et un message publié par ICEBlock sur Bluesky, Apple avait d’abord validé l’app après un échange avec l’équipe App Review. Elle a été lancée le 2 avril 2025 sur l’App Store, avec moins de 5 000 téléchargements le premier mois.
Ce que demande la plainte
Le recours demande au tribunal de déclarer illégales les actions menées contre Joshua Aaron au motif qu’elles violeraient le Premier Amendement. Il sollicite aussi l’interdiction, pour le gouvernement américain, d’exiger le retrait d’apps similaires des plateformes, ainsi que toute menace, enquête ou poursuite à l’encontre d’Aaron.
Le document intégral de la plainte est accessible sur DocumentCloud.