
Apple a confirmé au The New York Times que Jay Blahnik, vice-président en charge des Fitness Technologies, prendra sa retraite en juillet. Il mettra fin à une carrière de 13 ans au sein de l’entreprise.
Un rôle clé autour de l’Apple Watch et d’Apple Fitness+
Arrivé chez Apple en 2013, Jay Blahnik a été associé aux travaux liés à l’Apple Watch. Selon le The New York Times, il est notamment crédité de l’idée des anneaux d’activité (Activity Rings), devenus un marqueur central de l’expérience Forme sur l’Apple Watch.
Son périmètre ne s’est pas limité au matériel. Il a également supervisé le développement d’Apple Fitness+, le service d’abonnement lancé en 2020.
Des accusations et une enquête interne évoquées par le New York Times
En août dernier, le The New York Times indiquait que neuf employés actuels et anciens décrivaient un environnement de travail toxique, évoquant notamment des comportements jugés inappropriés. Le journal rapportait aussi que ces faits auraient contribué à des arrêts prolongés pour raisons médicales ou de santé mentale depuis 2022, concernant plus de dix personnes, soit environ 10 % de l’équipe selon ses sources.
Le même article mentionnait des allégations d’abus verbal, de remarques à caractère sexuel et de représailles, ainsi qu’au moins un dossier ayant donné lieu à un accord à l’amiable autour d’une plainte pour harcèlement sexuel. D’après le journal, une enquête interne chez Apple aurait ensuite conclu à l’absence d’éléments probants d’un comportement répréhensible.
Départ annoncé pour juillet
Dans un e-mail adressé aux employés, Apple indique que Jay Blahnik, 57 ans, partira en juillet « pour passer du temps avec sa famille et effectuer un déménagement enthousiasmant à New York », rapporte le The New York Times.
Apple n’a pas précisé si un successeur serait nommé à la tête des Fitness Technologies, ni si les responsabilités seraient redistribuées en interne. En novembre, Bloomberg rapportait que l’avenir d’Apple Fitness+ était « sous revue » dans le cadre d’une réorganisation, alors que le service figurait parmi les offres numériques les plus faibles du groupe selon cette source.