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La pression politique monte autour des achats de puces mémoire d’Apple. Dans une lettre adressée à Tim Cook, le sénateur américain Chuck Schumer, accompagné de Jim Banks, Mike Crapo, Jeanne Shaheen, Andy Kim, James Risch et Pete Ricketts, demande à Apple de s’engager à ne pas acheter de mémoire auprès des groupes chinois ChangXin Memory Technologies (CXMT) et Yangtze Memory Technologies Co. (YMTC).
D’après cette lettre et le communiqué du Sénat, Apple discute avec CXMT et YMTC alors que des pénuries de mémoire ont contribué à des hausses de prix sur les Mac et les iPad. Schumer affirme que les deux sociétés figurent sur la liste du département de la Défense des entreprises chinoises soupçonnées de liens avec l’Armée populaire de libération. Il rappelle aussi que YMTC est déjà inscrite sur l’Entity List du département du Commerce, ce qui imposerait à Apple une licence d’exportation pour travailler avec elle, contrairement à CXMT à ce stade.
Schumer demande un engagement mondial, pas limité à la Chine
Selon Chuck Schumer, Apple a indiqué à des parlementaires que ces puces seraient destinées aux appareils vendus sur le marché chinois, afin de réserver davantage de composants Samsung, SK Hynix et Micron aux produits écoulés notamment aux États-Unis. Le sénateur juge cette limitation insuffisante, estimant qu’elle « ne peut pas être attendue » dans la durée, puisqu’une « seule décision d’approvisionnement » pourrait ensuite étendre l’usage de ces puces au reste du monde.
Le courrier demande donc à Apple de promettre de ne pas utiliser de puces produites par CXMT ou YMTC dans aucun produit Apple vendu nulle part dans le monde. Schumer soutient qu’un tel accord nuirait à la chaîne d’approvisionnement américaine des semi-conducteurs et créerait un précédent dangereux pour d’autres entreprises américaines.
Un dossier sensible depuis 2022
Chuck Schumer rappelle avoir déjà mené, en 2022, une campagne pour empêcher Apple de conclure un accord avec YMTC et pour obtenir l’ajout de l’entreprise à l’Entity List. Il indique aussi pousser pour que CXMT soit ajoutée à cette même liste, une évolution qu’Apple chercherait à éviter auprès de l’administration Trump. La lettre demande une réponse de Tim Cook d’ici au 21 août 2026.
Schumer dit également vouloir des réponses sur de possibles tests de puces CXMT par Apple, évoqués par des rumeurs. Sur ce point, le degré de certitude reste limité : le sénateur parle de tests « rapportés », sans apporter dans sa lettre de confirmation indépendante d’un déploiement industriel.
« American companies, like Apple, should be buying chips stamped ‘Made in America,’ not from companies linked to the Chinese military », écrit Chuck Schumer dans son communiqué.
Ce que ça change
Pour Apple, le sujet dépasse un simple arbitrage de coûts ou de volumes : il touche directement à la résilience de sa chaîne d’approvisionnement et à son exposition au risque réglementaire américain. Même un usage limité au marché chinois pourrait devenir politiquement difficile à défendre si Washington durcit encore les restrictions sur les fournisseurs de mémoire chinois.
Pour les utilisateurs, il n’y a pas d’impact produit immédiat annoncé. En revanche, ce dossier sera à surveiller car il peut peser sur la flexibilité d’approvisionnement d’Apple, donc potentiellement sur ses coûts et ses marges si les tensions sur la mémoire persistent.
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Source : Chuck Schumer — letter to Tim Cook / Senate press release
Rédigé avec l'assistance d'outils d'IA, vérifié et validé par la rédaction.