
Apple a accepté de verser 150 000 dollars à Tyler Steele pour régler une action fédérale pour discrimination religieuse et représailles. Le consent decree homologué par l’U.S. District Court for the Eastern District of Virginia prévoit le paiement dans les trente jours suivant son entrée en vigueur, tout en précisant qu’Apple conteste les accusations et n’admet aucune faute.
Une plainte liée à l’observance du shabbat
L’Equal Employment Opportunity Commission (EEOC) avait engagé la procédure en septembre 2025 contre Apple. Selon les griefs exposés dans le dossier judiciaire, Tyler Steele, employé d’un Apple Store de Virginie du Nord, aurait été licencié après sa conversion au judaïsme et après avoir demandé un aménagement de son planning afin de ne pas travailler les vendredis et samedis, pour observer le shabbat.
L’EEOC soutenait également que l’employé avait jusque-là reçu des évaluations professionnelles positives. L’agence fédérale reprochait ainsi à Apple une discrimination fondée sur la religion ainsi que des représailles après ses plaintes relatives à cette discrimination. Apple a nié ces allégations, selon les termes mêmes de l’accord, mais a choisi de résoudre le contentieux par ce règlement.
Formations et signalements pendant deux ans
Au-delà de l’indemnité individuelle, le décret impose à Apple de former certains salariés du réseau de vente de Virginie du Nord aux règles sur la discrimination religieuse et les obligations d’aménagement raisonnable. Le groupe devra aussi transmettre à l’EEOC les refus de demandes d’aménagement religieux et les plaintes pour discrimination religieuse pendant les deux années de validité du décret.
Ces engagements donnent au règlement une portée opérationnelle qui dépasse le seul versement de 150 000 dollars. Ils concernent directement les pratiques de gestion des plannings, un sujet particulièrement sensible dans le commerce de détail, où la couverture des magasins repose sur des horaires étendus et des équipes nombreuses.
Ce que ça change
Pour Apple, l’accord transforme un différend individuel en obligations de conformité ciblées dans un marché régional précis. Les salariés concernés par des contraintes religieuses disposent ainsi d’un cadre de remontée plus formalisé pour les demandes d’horaires et leurs éventuels refus.
La période de deux ans sera surtout un test pour les procédures internes d’Apple dans ses magasins de Virginie du Nord : l’entreprise devra documenter les situations visées et les porter à la connaissance de l’EEOC. Le règlement ne tranche pas les accusations sur le fond, mais il fixe des mesures concrètes de prévention et de contrôle.
Source : U.S. District Court for the Eastern District of Virginia — consent decree in EEOC v. Apple Inc.
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