
JPMorgan adopte une lecture plus favorable des perspectives d’Apple. Dans une note aux investisseurs, la banque relève son objectif de cours de 340 à 360 dollars, soit une hausse de 20 dollars. Elle invite surtout le marché à ne pas interpréter les ajustements de production évoqués autour des iPhone 18 Pro comme la preuve d’une demande insuffisante.
Des ajustements de production jugés habituels
Pour les analystes de JPMorgan, les modifications de volumes rapportées ne dépasseraient pas les rééquilibrages de production qu’Apple effectue habituellement au fil d’un cycle iPhone. Cette position tranche avec les inquiétudes associées à une possible baisse des commandes, alors que JPMorgan avait justement ramené son objectif à 340 dollars en juillet 2026, dans un contexte de contraintes d’approvisionnement.
La banque estime même que la demande initiale pour l’iPhone 18 Pro serait légèrement supérieure à celle observée pour l’iPhone 17 Pro. Elle anticipe aussi un effet favorable du lancement scindé de la gamme 2026 sur le poids des modèles Pro. Selon son scénario, une partie des acheteurs du modèle standard attendrait son arrivée prévue au début de 2027, ce qui pèserait temporairement sur le trimestre de décembre.
Un trimestre de décembre contrasté dans les prévisions
JPMorgan prévoit environ 8,5 millions d’unités d’iPhone Duo vendues d’ici au trimestre de décembre. L’absence d’un nouveau modèle non-Pro conduirait à une baisse d’environ 2 % des revenus tirés de l’iPhone par rapport à la même période de 2025, en raison d’un nombre inférieur d’appareils écoulés.
La banque s’attend néanmoins à une progression d’environ 2 % du chiffre d’affaires total d’Apple sur un an durant ce même trimestre. Cette évolution reposerait sur des prix de vente plus élevés pour les iPhone et sur la contribution de l’iPhone Duo. Pour le trimestre de septembre, JPMorgan table sur des résultats seulement légèrement supérieurs aux attentes du marché, les contraintes d’offre restant un facteur à surveiller.
Ce que ça change
La note met en lumière l’importance du mix produit dans l’équation financière d’Apple : moins d’iPhone vendus ne signifie pas automatiquement moins de revenus si les modèles commercialisés sont plus onéreux. Pour les investisseurs, le point central sera donc moins le seul volume de production que la capacité des modèles Pro et de l’iPhone Duo à soutenir le prix moyen de vente.
JPMorgan conserve toutefois plusieurs risques à l’esprit, notamment la conjoncture mondiale, la concurrence de marques locales sur certains marchés internationaux et d’éventuelles mesures tarifaires. La banque cite également la transition à la direction générale ainsi que les acquisitions d’entreprises parmi les éléments susceptibles de peser sur l’exécution stratégique d’Apple.
À lire aussi
Source : JPMorgan — note aux investisseurs
Rédigé avec l'assistance d'outils d'IA, vérifié et validé par la rédaction.