
Apple TV pourrait devenir le partenaire américain de la Formule 1 bien au-delà de 2030. Derek Chang, président-directeur général de Liberty Media, a déclaré lors d’un événement Axios organisé le 22 octobre à Austin que la discipline comptait aller au terme de son contrat de cinq ans avec Apple, tout en espérant poursuivre cette relation ensuite.
Selon le dirigeant, Apple a jusqu’ici fait « encore mieux » que ce que Liberty Media anticipait. Ces propos interviennent alors que l’accord donne à Apple les droits de diffusion exclusifs de la F1 aux États-Unis à partir de la saison 2026, en remplacement d’ESPN.
Un contrat qui couvre l’intégralité des week-ends
Conclu en octobre 2025, l’accord court jusqu’en 2030 et englobe chaque Grand Prix, les qualifications, les sprints ainsi que les séances d’essais. Derek Chang n’a pas confirmé l’existence d’une éventuelle clause permettant une sortie anticipée, estimant toutefois que cette question était secondaire au regard de la qualité du partenariat avec Apple.
Apple prépare une distribution qui dépasse la seule retransmission d’une course sur son service vidéo. Avant la saison 2026, l’entreprise a annoncé une promotion de la F1 à travers ses applications, ses services et ses appareils. L’offre de course prévoit notamment Multiview, des flux de caméras embarquées et des données en direct.
Cette logique s’est aussi traduite par une diffusion plus large : Netflix a proposé en simultané le Grand Prix du Canada 2026 aux États-Unis, tandis que certaines courses ont été projetées en direct dans des salles IMAX. Pour Derek Chang, le double rôle d’Apple, à la fois diffuseur et plateforme de distribution, procure une souplesse que les contrats de télévision traditionnels limitent davantage.
Des indicateurs d’audience à lire selon leur méthode
Les résultats d’audience font l’objet de mesures différentes. En septembre, Eddy Cue, vice-président senior des services d’Apple, a affirmé que l’audience les jours de course progressait de pourcentages à deux chiffres par rapport à la dernière saison d’ESPN, avec une hausse particulièrement forte le samedi. En juillet, la Formule 1 a pour sa part indiqué que le total des heures regardées aux États-Unis avait augmenté de 13 % sur un an.
Une analyse publiée en août à partir de données Samba TV relevait toutefois une baisse marquée de la portée auprès des foyers pour plusieurs courses, dont Miami et Monaco. Ces données ne couvrent pas tous les spectateurs sur les appareils Apple ; elles ne mesurent pas non plus la même chose que les heures regardées ou l’audience moyenne. La comparaison est également affectée par la diffusion de plusieurs courses 2025 sur ABC, avant le passage exclusif au streaming d’Apple.
Ce que ça change
La volonté affichée de Liberty Media renforce la place stratégique d’Apple TV dans le sport en direct aux États-Unis. Pour Apple, la F1 peut servir de vitrine à son écosystème de services, en combinant vidéo, actualités et suivi sportif plutôt qu’en se limitant à un chiffre d’audience télévisuelle traditionnel. La capacité à élargir ponctuellement la diffusion, comme avec Netflix ou IMAX, sera un élément concret à suivre dans l’évaluation de cette stratégie.
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Source : Derek Chang (Liberty Media), déclaration lors d’un événement Axios
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