
Photo : Dima Pechurin/Unsplash
Il a été révélé plus tôt cette année que le gouvernement britannique avait secrètement exigé d’Apple la création d’une porte dérobée dans les données cryptées de tous les utilisateurs d’iCloud à travers le monde. Cette demande visait à contourner la protection avancée des données récemment mise en place par Apple, qui étend le chiffrement de bout en bout à presque toutes les données iCloud, rendant même Apple incapable d’y accéder.
La demande secrète d’une porte dérobée iCloud
Faisant fi de la protection technologique, le gouvernement britannique a demandé qu’Apple lui accorde un accès global aux comptes iCloud. Pourtant, une grande partie de ces données est protégée par le chiffrement de bout en bout, signifiant qu’Apple ne détient pas la clé de décryptage. Même pour les données qu’Apple pourrait fournir, des mécanismes légaux existent déjà pour les forces de l’ordre qui souhaitent en faire la demande. Ces agences doivent simplement soumettre une demande à un juge, qui décidera de l’émission d’une ordonnance judiciaire.
Le gouvernement a également tenté d’éviter l’examen public de sa demande en utilisant une législation qui empêchait Apple de divulguer cette exigence et en tenant le procès en secret.
La réponse ingénieuse d’Apple
Apple a trouvé une réponse ingénieuse. Ne pouvant pas révéler directement la demande du gouvernement britannique, elle a annoncé, à la place, la suspension de l’offre de sa protection avancée des données au Royaume-Uni. Nous sommes profondément déçus que les protections offertes par la protection avancée des données ne soient pas disponibles pour nos clients au Royaume-Uni. Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, nous n’avons jamais construit de porte dérobée ou de clé maîtresse pour aucun de nos produits ou services et nous ne le ferons jamais.
Le gouvernement britannique recule face à la pression
Bien que le gouvernement britannique ait été insistant, le Financial Times rapporte que des pressions exercées par le gouvernement américain, menaçant les accords technologiques entre le Royaume-Uni et les États-Unis, ont conduit les responsables britanniques à revoir leur position. Des sources officielles ont révélé que le ministère de l’Intérieur allait probablement reculer suite à la pression exercée par les dirigeants américains.
Apple et les gouvernements britanniques et américains ont tous refusé de commenter ces informations.