
Le gouvernement britannique a fait marche arrière sur un ordre controversé qui aurait obligé Apple à fournir une porte dérobée aux données des utilisateurs américains, selon une déclaration de Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national des États-Unis. Cette décision fait suite à des mois de discussions avec le président Trump et le vice-président Vance pour garantir la confidentialité des données privées des Américains et protéger leurs droits constitutionnels.
Dans une publication sur X, Gabbard a indiqué que le Royaume-Uni a abandonné son mandat après une étroite collaboration avec ses partenaires américains. Elle a affirmé :
Ces derniers mois, j’ai travaillé étroitement avec nos partenaires au Royaume-Uni, aux côtés de @POTUS et @VP, pour garantir que les données privées des Américains demeurent privées et que nos droits constitutionnels ainsi que nos libertés civiles soient protégés.
Comme l’a rapporté Reuters, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, s’était rendu à Washington lundi pour rencontrer Trump, conférence au cours de laquelle cette question aurait également pu être abordée.
Contexte de la décision
En janvier dernier, comme l’a initialement rapporté The Washington Post, les autorités britanniques avaient discrètement émis une notification dite de « capacité technique » en vertu de la loi nationale sur les compétences d’investigation (Investigatory Powers Act). Cette loi donne au gouvernement le pouvoir d’exiger que les entreprises technologiques affaiblissent le cryptage.
Cette mesure aurait contraint Apple à désactiver la protection avancée des données sur iCloud (ADP) pour les utilisateurs américains, permettant ainsi aux agences britanniques d’accéder aux sauvegardes dans le cloud, aux mémos vocaux et à d’autres contenus cryptés. En réponse, Apple avait retiré les fonctions de cryptage de bout en bout d’iCloud pour le Royaume-Uni.