
Selon POLITICO, Jamie Raskin (D-Md.), membre de rang du House Judiciary Committee, a lancé une enquête pour déterminer si le Department of Justice (DOJ) a fait pression sur Apple et Google afin de faire retirer ICEBlock et des applications similaires de l’App Store et du Play Store.
D’après le document cité par POLITICO, Jamie Raskin demande au DOJ de transmettre l’ensemble des échanges avec Apple et Google portant sur des applications reposant sur le signalement participatif d’agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).
Retrait d’ICEBlock : le précédent de l’automne dernier
En octobre dernier, quelques heures après la suppression d’ICEBlock de l’App Store, la procureure générale des États-Unis Pam Bondi a confirmé : « we reached out to Apple today demanding they remove the ICEBlock app from their App Store — and Apple did so. »
À l’époque, Apple avait justifié ces retraits en invoquant des informations communiquées par les forces de l’ordre, et des risques pour la sécurité liés à ICEBlock et à des applications comparables :
« We created the App Store to be a safe and trusted place to discover apps. Based on information we’ve received from law enforcement about the safety risks associated with ICEBlock, we have removed it and similar apps from the App Store. »
Ce que cherche à établir Jamie Raskin
L’enquête vise à obtenir un relevé formel du rôle du DOJ dans ces décisions de modération, afin d’évaluer si des responsables fédéraux ont influencé de manière inappropriée les choix d’Apple et de Google.
POLITICO rapporte également un extrait de la lettre de Jamie Raskin, qui qualifie l’affaire de « coercion and censorship campaign » et l’inscrit dans une critique plus large de l’administration en place, évoquant notamment les décès de Renee et Alex.
Toujours selon POLITICO, la demande de Jamie Raskin pourrait ne pas recevoir de réponse immédiate, dans un contexte où l’équilibre politique à la Chambre des représentants pourrait évoluer après les élections de mi-mandat.