
La Metropolitan Police de Londres indique travailler avec Apple pour enrayer le vol d’iPhone. L’initiative repose sur un échange de données destiné à évaluer, sur le terrain, l’efficacité des protections anti-vol déployées par la marque.
Selon Sir Mark Rowley, commissaire de la Metropolitan Police, ces informations servent à établir une « image globale » du parcours des appareils dérobés, notamment pour vérifier s’ils sont reconnectés à un réseau (BBC News).
Des protections Apple testées en conditions réelles
Apple a multiplié ces dernières années les mécanismes visant à rendre l’iPhone moins rentable pour les réseaux de recel. Parmi les dispositifs cités figurent Activation Lock et Stolen Device Protection, conçus pour empêcher la réactivation et compliquer l’accès aux données personnelles stockées sur l’appareil et sur iCloud.
La logique, résumée par Sir Mark Rowley, est économique : si un iPhone volé ne peut pas être remis en service, sa valeur chute et l’incitation au vol diminue (BBC News).
Le contournement par « factory reset » dans le viseur
Un point de friction a toutefois émergé avec l’apparition de logiciels illicites capables de forcer une réinitialisation d’usine afin de revendre les iPhone comme des appareils « neufs », notamment sur des marchés étrangers. D’après Sir Mark Rowley, Apple estime avoir résolu le problème d’ingénierie associé et les premières données suggèrent que la « grande majorité » des iPhone volés récemment dans la capitale n’étaient plus réinitialisés (BBC News).
Un durcissement policier et des chiffres en baisse
En parallèle, la police londonienne a renforcé sa stratégie contre les vols à l’arraché, souvent commis à vélo électrique ou en trottinette, avec des interventions plus offensives. La Metropolitan Police évoque aussi l’usage de drones pour suivre des suspects circulant en e-bike.
Sir Mark Rowley affirme que les statistiques traduisent un impact mesurable : entre juin 2025 et mai 2026, le nombre de vols impliquant des téléphones aurait diminué de 14 000, soit -18 % sur un an. À Westminster, où 69 % à 72 % des vols à la personne et agressions hebdomadaires impliqueraient des téléphones, la baisse atteindrait 45,8 % depuis le début de l’année (BBC News).