
Apple est revenue près de ses plus hauts historiques en Bourse. D’après Bloomberg, l’action a bondi de 15 % depuis le 25 juin, ajoutant près de 600 milliards de dollars de capitalisation et retrouvant un niveau proche du record inscrit début juin.
Vendredi, le titre AAPL a clôturé à 315,32 dollars, contre un plus haut historique de 317,40 dollars atteint au début du mois de juin, toujours selon Bloomberg. Depuis le début de 2026, l’action progresse désormais de 16 %, ce qui en fait la meilleure performance des « Magnificent Seven », le groupe qui réunit aussi Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta, Nvidia et Tesla.
Le marché revoit son jugement sur la stratégie IA d’Apple
Le mouvement est notable parce qu’il intervient dans un contexte de doute croissant sur les montants investis dans les centres de données pour l’intelligence artificielle. Selon Bloomberg, les investisseurs s’interrogent de plus en plus sur l’ampleur de ces dépenses et sur l’absence de visibilité claire quant au calendrier du retour sur investissement.
Dans ce cadre, le choix d’Apple de ne pas participer à la course aux dépenses d’infrastructure est de plus en plus perçu comme un avantage par les traders, rapporte Bloomberg. Le groupe préfère s’appuyer sur les modèles de Google, via Gemini, pour la version remaniée de Siri et pour les nouvelles fonctions Apple Intelligence déployées sur ses plateformes.
Le contraste est d’autant plus marqué que la présentation d’Apple à la WWDC, le mois dernier, avait d’abord pesé sur le titre après l’annonce des fonctions IA à venir dans iOS 27 et macOS Golden Gate. Le marché a depuis inversé son jugement, au moins à court terme.
Une remontée malgré les hausses de prix et les coûts mémoire
Ce rebond boursier survient pourtant après une séquence plus délicate. Le 25 juin, Apple a relevé les prix de ses Mac, iPad et produits Home en réponse à la flambée des coûts des puces mémoire, selon Bloomberg. Cette décision avait déclenché la pire baisse quotidienne du titre depuis avril 2025, avec une clôture à 275,15 dollars.
Les iPhone n’ont pas été concernés par cette hausse à ce stade, mais Apple a laissé entendre que d’autres augmentations tarifaires pourraient suivre. Autrement dit, le marché accepte pour l’instant un environnement de coûts plus tendu, tant que le groupe préserve ses marges et évite les dépenses d’infrastructure les plus lourdes dans l’IA.
Bloomberg ajoute qu’un autre facteur de soutien pourrait venir du futur iPhone pliable, attendu en septembre. Plus tôt ce mois-ci, le Nikkei a indiqué qu’Apple avait demandé à ses fournisseurs de se préparer à environ 10 millions d’unités cette année, contre une prévision précédente de 7 à 8 millions.
Ce que ça change
Le signal envoyé par le marché est clair : à ce stade, la discipline capitalistique d’Apple séduit davantage que la surenchère dans les infrastructures IA. Pour les investisseurs, la question n’est plus seulement de savoir qui dépense le plus, mais qui peut monétiser l’IA sans détériorer ses marges.
Pour Apple, cela renforce l’idée qu’une intégration prudente de l’IA, adossée à des partenaires comme Google, peut être valorisée positivement tant que les nouveaux produits et services suivent. Il faudra néanmoins surveiller deux points : l’effet réel des hausses de prix sur la demande et la capacité des futures nouveautés, dont l’iPhone pliable, à soutenir ce narratif boursier.
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Source : Bloomberg — article sur le rallye d’Apple et le repli des traders sur les dépenses IA
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