
Les assistants IA ne servent plus seulement à rédiger un message ou à résumer un document. Selon une enquête menée par The Washington Post avec Elon University, 27 % des Américains se tournent vers des chatbots tels que ChatGPT d’OpenAI ou Gemini de Google pour des questions personnelles, émotionnelles ou sociales. Cela recouvre notamment le divertissement, les conseils relationnels, les discussions romantiques et la recherche de lien social en période de solitude.
Ce constat éclaire la ligne qu’Apple entend suivre avec Siri : l’assistant ne doit pas devenir un ami virtuel, un partenaire romantique ou un substitut à une relation humaine. Craig Federighi et Greg Joswiak ont affirmé plus tôt cette année que Siri AI ne serait pas conçue pour ce type d’échange.
Un usage émotionnel déjà bien installé
Parmi les personnes utilisant des chatbots pour des conversations personnelles ou émotionnelles, près de quatre sur dix déclarent être tout à fait ou plutôt d’accord avec l’idée qu’elles parlent parfois à l’IA pour se sentir moins seules, d’après l’étude de The Washington Post et d’Elon University. Près d’un tiers considèrent même le chatbot qu’elles utilisent le plus souvent comme un ami.
Les deux dirigeants d’Apple opposent ce modèle à celui de certains chatbots pensés pour maximiser l’engagement. Selon eux, ces outils peuvent chercher à retenir l’utilisateur, l’inciter à dévoiler des éléments intimes, puis s’en servir pour créer un sentiment de connexion. Siri doit suivre l’approche inverse : aider à accomplir une tâche et à apprendre sur le monde, sans entretenir une relation affective.

Siri doit aider, pas simuler une relation
Interrogés sur l’éventualité de « petites amies » ou « petits amis » IA dans Siri, Craig Federighi et Greg Joswiak ont répondu sans ambiguïté : non. Apple positionne son assistant comme un outil d’aide, capable de faire avancer une action ou de répondre à une demande, et non comme un partenaire romantique. Une tentative d’engager Siri sur ce terrain ne doit donc pas être encouragée par l’assistant.
Ce que ça change
Pour l’utilisateur, cette orientation fixe une limite claire : Siri est censé être utile dans les usages quotidiens, sans transformer une demande d’aide en attachement artificiel. Dans un contexte où une part importante des répondants utilise déjà les chatbots contre la solitude ou comme confident, ce choix privilégie une IA fonctionnelle plutôt qu’une IA qui recherche l’engagement émotionnel.
La distinction est importante : une réponse pratique peut faciliter une journée, tandis qu’un assistant conçu pour flatter, relancer et personnaliser excessivement les échanges peut brouiller la frontière entre service numérique et relation sociale. La façon dont les assistants formulent leurs réponses et posent ces limites devient ainsi un enjeu concret de leur usage.
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Rédigé avec l'assistance d'outils d'IA, vérifié et validé par la rédaction.