
Il semble qu’Apple soit sous le feu des critiques en Europe, cette fois à cause d’applications frauduleuses. Bien que la marque utilise souvent l’argument de la sécurité pour justifier le monopole de son App Store, ce dernier abrite néanmoins un certain nombre d’applications douteuses qui ont passé au travers des mailles du filet de la vérification.
La controverse autour de l’App Store n’est pas nouvelle. Apple a été accusé de pratiques monopolistiques concernant la distribution d’applications pour iPhone, notamment en Europe, où les régulateurs obligent la société à permettre l’existence de magasins d’applications tiers. Cela remet en question l’argument d’Apple selon lequel le contrôle strict de l’App Store est primordial pour se protéger contre les applications frauduleuses. Une étude de 2021 avait déjà révélé que près de 2 % des applications les plus rentables sur la plateforme relevaient de la fraude.
Applications falsifiées : l’Europe sévit
Selon un rapport du Financial Times, l’Union européenne s’apprête à examiner si Apple, ainsi que d’autres géants de la tech, prennent des mesures suffisantes pour protéger les consommateurs contre ces applications frauduleuses et d’autres formes de fraude financière.
Henna Virkkunen, responsable de la technologie au sein de l’UE, a déclaré que les autorités allaient passer à la loupe la manière dont Apple et Google gèrent les applications falsifiées dans leurs magasins respectifs, notamment les fausses applications bancaires. Des enquêtes seront également menées sur la manière dont Google et Microsoft surveillent les résultats trompeurs de leurs moteurs de recherche.
Enfin, Booking.com est aussi pointé du doigt pour avoir publié de fausses annonces d’hébergement, laissant des vacanciers se trouver face à des logements inexistants ou à des propriétaires légitimes mais ignorants de ces réservations fantômes.
L’UE a récemment renforcé ses efforts sur la protection des enfants et l’intégrité des élections ; la lutte contre les fraudes financières devient maintenant une priorité. Les entreprises qui ne respecteraient pas leurs obligations légales pourraient se voir infliger des amendes pouvant atteindre 6 % de leur chiffre d’affaires mondial annuel.