
Apple a confirmé le transfert du programme Apple Card de Goldman Sachs vers JP Morgan Chase. La bascule est attendue en janvier 2028, et Chase commence à préciser sa lecture du dossier.
Un portefeuille jugé plus risqué que la moyenne
Le partenariat Apple Card a été coûteux pour Goldman Sachs, avec des pertes chiffrées en milliards de dollars. Plusieurs facteurs ont été avancés au fil des rapports, dont une carte sans frais et une expérience logicielle orientée grand public.
Le point central reste toutefois la proportion élevée d’emprunteurs « subprime » dans le portefeuille Apple Card. D’après des chiffres cités par The Wall Street Journal, ce taux atteindrait 34%, au-dessus de Chase (15%) et de Capital One (31%).
- Taux de retard (delinquency) : 4% pour Apple Card, contre 3,05% en moyenne dans l’industrie.
- Net charge-off : 2,93% chez Goldman Sachs, soit environ le double de Chase et de Bank Of America.
Un autre élément souvent cité concerne le recouvrement des créances passées en pertes : selon CNBC, Goldman Sachs aurait été moins offensif, et moins efficace, que d’autres banques sur ce terrain.
Chase met en avant son expérience du « subprime »
Lors de la présentation « 2026 Company Update », le CFO Jeremy Barnum est revenu sur la décision de reprendre Apple Card. Il reconnaît une part « relativement plus élevée » de clients subprime, mais estime que l’impact sur le portefeuille global de Chase restera limité.
« Starting with Apple Card, we’ve received some questions about the relatively higher subprime percentage in that portfolio. This segment already makes up about 15% of our current portfolio, and given the relative size of Apple Card, we don’t expect that number to increase meaningfully.
« The more important point is that we are not strangers to subprime, so we feel confident that we have the data, experience, and capabilities necessary to successfully integrate the portfolio. »
En creux, le message vise à rassurer sur la capacité de Chase à absorber un portefeuille plus risqué sans reproduire les pertes enregistrées par Goldman Sachs.
Reste que la reprise du programme ouvre la question des ajustements possibles côté produit et conditions de crédit, au moment où l’intégration dans l’écosystème de Chase se prépare pour 2028.