
Les dépenses mondiales des consommateurs en applications mobiles et jeux devraient atteindre environ 223,1 milliards de dollars en 2026, tandis que le volume annuel mondial de téléchargements d’applications dépassera 320 milliards, contre 257 milliards en 2023. Actuellement, la durée moyenne de consommation quotidienne par les utilisateurs de smartphones est estimée à quatre heures et 37 minutes, soit environ 19 % d’une journée de 24 heures, et une part plus importante encore du temps éveillé.
S’inscrivant dans un environnement numérique plus large défini par ces tendances, les applications — y compris celles associées à 1xPartners et à d’autres plateformes — remplacent progressivement la navigation web dans de nombreux domaines de l’activité en ligne. Pour comprendre la situation actuelle du marché des applications, il est nécessaire d’examiner ce que les données nous révèlent sur les métriques d’utilisation, les performances et les catégories. La provenance de ces chiffres n’est pas précisée et leurs périmètres peuvent varier d’une estimation à l’autre : ils donnent des ordres de grandeur plutôt que des valeurs exactes.
Cet article propose une vue d’ensemble des données sur la taille et la structure du marché mondial des applications, les différences entre Google Play et l’App Store, l’activité quotidienne et les performances des utilisateurs, les références en matière de rétention dans différentes catégories, ainsi que les écarts entre les installations et l’utilisation réelle que les données mettent en évidence.
Taille et Structure du Marché Mondial des Applications
Google Play et l’App Store, les deux principaux acteurs du marché du développement et de la monétisation des applications, disposent d’une base de clientèle unique malgré le fait qu’ils s’adressent au même ensemble de développeurs. En ce qui concerne les appareils, Android domine avec 72 à 75 % de parts de marché des smartphones à l’échelle mondiale ; la part de l’iPhone est plus élevée en France et dans plusieurs pays occidentaux. Selon les projections, le nombre de téléchargements sur Google Play en 2026 approchera les 143 milliards — soit une augmentation de 30 % par rapport aux 111 milliards de 2021 — tandis que les téléchargements sur l’App Store atteindront environ 38 milliards sur la même période. L’écart avec le total mondial cité plus haut peut tenir aux autres boutiques d’applications, par exemple les boutiques Android tierces en Chine, où Google Play n’est pas disponible, ou à des estimations issues d’études aux périmètres différents. Moins nombreux, les téléchargements de l’App Store pèsent en revanche plus lourd dans les dépenses des utilisateurs.
Catégories d’Applications : Performance en Téléchargements et en Revenus
La différence entre le nombre de téléchargements et les taux de performance en revenus doit être prise en compte, car ces deux éléments ne sont pas nécessairement corrélés. Par exemple, la catégorie affichant le plus grand nombre de téléchargements n’est pas nécessairement celle qui présente les meilleurs taux de performance en revenus. Les références de rétention doivent être examinées en tenant compte des caractéristiques spécifiques de chaque catégorie.
Voici la liste des catégories d’applications les plus importantes avec leurs caractéristiques en termes de revenus et de téléchargements, basée sur les résultats de recherche :
- Jeux : la catégorie la plus téléchargée avec plus de 93 milliards d’installations dans le monde. Le plus grand générateur de revenus. La durée des sessions a légèrement diminué malgré l’augmentation du nombre d’installations.
- Finance et banque : les applications de cette catégorie ont gagné en popularité et les applications bancaires mobiles sont devenues un canal principal pour les opérations courantes, de la consultation des comptes à la validation des paiements. Cette catégorie affiche le taux de rétention au Jour 7 le plus élevé, soit 32 %, grâce à la nécessité habituelle de leur utilisation quotidienne.
- Santé et fitness : augmentation du taux de téléchargement de 21 % sur la dernière période de mesure. La rétention au Jour 30 est de 8 à 10 %, soit une valeur supérieure à la moyenne.
- Shopping et e-commerce : les utilisateurs passent 201,8 minutes par mois dans les applications de shopping contre 10,9 minutes sur les sites web mobiles offrant les mêmes fonctionnalités. Les commandes passées via les applications valent de 10 % à 50 % de plus que celles passées via les sites web mobiles.
- Réseaux sociaux : c’est la catégorie du temps : les applications sociales affichent des taux élevés de rétention au Jour 1, mais seulement 3,9 % des utilisateurs restent actifs au bout de 30 jours en raison de la dépendance à l’effet de réseau.
- Actualités : l’une des catégories les plus fiables en termes de rétention. Cette catégorie compte 13,3 % d’utilisateurs actifs au Jour 30 — le deuxième meilleur résultat parmi toutes les catégories.
Comme on peut le constater, l’utilité et la nécessité de nature habituelle définissent les principaux moteurs de la rétention à long terme. Les applications des catégories finance et actualités sont deux à trois fois plus performantes en matière de rétention au Jour 30 que les autres catégories — elles aident leurs utilisateurs à accomplir des tâches routinières.
Rétention : Le Plus Grand Écart dans les Données de Performance des Applications
Le tableau suivant présente les références de rétention dans différentes catégories d’applications aux Jours 1, 7 et 30, selon les résultats de recherches récentes :
| Catégorie d’application | Rétention Jour 1 | Rétention Jour 7 | Rétention Jour 30 |
| Finance / banque | 30,3 % | 32 % | 11,6 % |
| Actualités | ~35 % | ~20 % | 13,3 % |
| Santé et fitness | 30–35 % | 15–18 % | 8–10 % |
| Shopping | 24,5 % | ~12 % | 5,6 % |
| Réseaux sociaux | 26,3 % | ~12 % | 3,9 % |
| Jeux (général) | ~27 % | 13 % | 5 % |
Il ressort de ce tableau qu’il existe un écart clair de rétention entre les différentes catégories. Ces valeurs se comparent toutefois avec prudence : une rétention au Jour 7 supérieure à celle du Jour 1, comme pour la finance, peut venir de sources aux méthodes de mesure différentes, voire d’une erreur de report. Environ 75 % des personnes ayant installé une application cessent de l’utiliser dès le premier jour. Seulement 5 à 7 % continuent à utiliser leurs applications 30 jours plus tard. Les applications des catégories finance et actualités affichent de meilleurs résultats par rapport à la moyenne de toutes les catégories, tandis que celles des réseaux sociaux présentent la rétention au Jour 30 la plus faible du tableau.
Installer N’est Pas Utiliser : Faire le Point sur ses Applications iPhone
L’écart entre installations et utilisation réelle se retrouve à l’échelle d’un seul téléphone : beaucoup d’applications restent installées sans être ouvertes. Sur iPhone, quatre réglages permettent de mesurer cet écart et d’en limiter les effets, sans outil tiers.
- Mesurer l’usage réel : dans Réglages, touchez « Temps d’écran », puis « Moyenne quotidienne ». La vue Semaine classe les apps selon le temps passé ; plus bas, les rubriques Activations et Notifications indiquent combien de fois l’iPhone est réactivé et quelles apps envoient le plus d’alertes. Le suivi doit avoir été activé au préalable avec « Activité dans les apps et sur les sites web ».
- Repérer les apps dormantes : dans Réglages, Général, puis « Stockage de l’iPhone », la liste des apps indique l’espace occupé par chacune. Une app lourde qui n’apparaît jamais dans le rapport Temps d’écran est un bon candidat au tri.
- Désinstaller sans perdre ses données : en touchant une app dans cette liste, l’option « Désinstaller l’app » libère l’espace qu’elle occupe mais conserve ses documents et données. Pour automatiser, ouvrez Réglages, Apps, « App Store », puis activez « Décharger les apps inutilisées » : lorsque l’espace de stockage vient à manquer, l’iPhone désinstalle alors de lui-même les apps inutilisées en conservant leurs données. L’icône reste sur l’écran d’accueil avec un symbole de nuage, et un toucher suffit à réinstaller l’app.
- Vérifier les abonnements : supprimer une app ne résilie pas un abonnement souscrit via l’App Store. Dans Réglages, touchez votre nom, puis Abonnements, pour voir ceux qui restent actifs et les annuler si besoin.
Ce tri donne, pour son propre appareil, la mesure que les études fournissent à l’échelle du marché : la différence entre une application téléchargée et une application réellement utilisée. Apple détaille ces options dans son guide Gérer le stockage sur l’iPhone, et notre tutoriel montre comment annuler un abonnement sur iPhone.
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