
Apple a officiellement répondu à la consultation de la Competition and Markets Authority (CMA) britannique sur l’App Store, en critiquant des mesures jugées trop contraignantes. Selon sa soumission formelle, l’entreprise estime que les propositions envisagées au Royaume-Uni reprennent une logique proche de l’Union européenne, mais iraient jusqu’à encadrer les prix et les services sur lesquels Apple peut prélever une commission.
Dans ce document, Apple affirme que, « dans le cadre de ces propositions », la CMA ne se contenterait pas de réguler ses prix : elle limiterait aussi les produits et services pour lesquels une commission peut être facturée. Le groupe décrit cette approche comme allant au-delà de l’objectif de concurrence, et parle d’une présence « hautement intrusive » dans la manière dont il exploite l’App Store.
Apple défend son modèle économique de l’App Store
Pour appuyer sa position, Apple avance que l’App Store a facilité plus de 60 milliards de dollars d’activité pour le Royaume-Uni en 2025. L’entreprise ajoute qu’elle ne voit pas de preuve montrant que les changements proposés feraient baisser les prix pour les utilisateurs.
La CMA n’a pas commenté cette prise de position. En revanche, au lancement de la consultation, son directeur exécutif Will Hayter avait indiqué reconnaître le principe de frais facturés par Apple et Google, tout en estimant que leur niveau devait être justifié par un cadre « robuste » fondé sur les preuves, avec une référence au coût et à la valeur des services rendus.
« While it is only fair for Apple and Google to be compensated for the services they provide, any fees they charge must be justified through a robust, evidence-led framework involving due reference to both cost and value. »
Des propositions plus larges, au-delà des commissions
Les pistes de la CMA ne portent pas uniquement sur les commissions de l’App Store. Elles incluent aussi l’ouverture du système NFC de l’iPhone pour permettre à des solutions concurrentes d’Apple Wallet d’y accéder. En l’état, on ne sait pas ce qu’Apple a précisément répondu sur ce point dans sa soumission.
Le calendrier reste également flou. La période de consultation s’est achevée en juillet 2026, mais aucun agenda public détaillé n’a encore été communiqué pour les étapes suivantes. Fin 2025, la CMA avait publié une feuille de route allant jusqu’à la fin de cette consultation, avec la promesse d’une mise à jour au premier semestre 2026.
Ce que ça change
Ce bras de fer montre que le débat autour de l’App Store ne se limite plus à l’Union européenne : le Royaume-Uni explore, lui aussi, des outils de régulation structurels. Pour Apple, l’enjeu dépasse la seule concurrence et touche directement à la liberté de fixer ses commissions et d’organiser ses services.
Pour les utilisateurs comme pour les développeurs, le point à surveiller est simple : si la CMA retient tout ou partie de ces mesures, le marché britannique pourrait évoluer vers un cadre plus proche de celui imposé en Europe. À ce stade, il s’agit encore de propositions examinées dans le cadre d’une consultation, pas de règles déjà appliquées.
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Source : Apple — soumission formelle à la CMA (consultation App Store, juillet 2026)
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