
Les entreprises équipées d’iPhone, d’iPad et de Mac gérés par Jamf vont disposer de nouveaux garde-fous autour des outils d’intelligence artificielle. Lors de sa keynote JNUC 2026, Jamf a présenté des fonctions destinées à repérer, encadrer ou bloquer certains usages de l’IA, avec une disponibilité générale visée au quatrième trimestre 2026 pour plusieurs d’entre elles.
Des contrôles dans les navigateurs et les apps mobiles
Sur Mac, Jamf prévoit d’étendre sa gouvernance de l’IA aux navigateurs, dont Safari, Chrome, Edge et Firefox. Les équipes informatiques pourront identifier l’utilisation d’un compte IA personnel et appliquer une règle lorsqu’une action sensible est tentée, par exemple l’envoi d’un fichier professionnel vers un service d’IA.
Jamf précise que ces contrôles ne donnent pas accès au compte personnel du salarié. Le blocage ou l’autorisation intervient depuis le navigateur et l’appareil gérés, au moment où une information protégée est susceptible de quitter l’organisation. Des rapports doivent également permettre de suivre les usages signalés par appareil, utilisateur et ligne de commande, ainsi que d’estimer la consommation de jetons et les coûts par outil, modèle ou fournisseur, sans enregistrer les requêtes ni les réponses.
L’iPhone et l’iPad aussi concernés
La fonction Mobile AI Governance doit apporter une logique similaire aux applications natives et aux navigateurs des iPhone et iPad administrés. Grâce aux mécanismes de gestion d’appareils et de filtrage de contenu embarqué de Jamf, les administrateurs pourront détecter, surveiller ou bloquer des usages de l’IA.
Jamf prévoit aussi d’enrichir App Insights afin d’indiquer si un logiciel installé emploie Apple Intelligence, un modèle tiers local ou une IA hébergée dans le cloud. L’outil comporte déjà une évaluation des risques liée notamment aux versions obsolètes, aux fuites potentielles de données et au code installé hors des circuits habituels.
Ce que ça change
Pour un salarié, utiliser son compte personnel d’IA sur un iPhone de travail ne signifie donc pas que l’employeur peut consulter son historique ou ses échanges. En revanche, l’entreprise pourra encadrer les actions impliquant ses propres données, comme le transfert d’un document interne. Cette approche déplace le contrôle vers l’appareil géré et les données professionnelles, plutôt que vers le compte personnel lui-même.
Jamf prévoit parallèlement de permettre le déploiement de moteurs d’inférence et de modèles locaux via Blueprints, afin d’exécuter des tâches d’IA sur du matériel Apple sans envoyer les requêtes ou les données de l’entreprise à un fournisseur cloud.
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Source : Jamf — annonce de la keynote JNUC 2026
Rédigé avec l'assistance d'outils d'IA, vérifié et validé par la rédaction.