
Apple peut poursuivre Oppo et l’un de ses anciens ingénieurs, Chen Shi, dans le contentieux portant sur des informations confidentielles relatives à l’Apple Watch. Dans son ordonnance, la juge fédérale Eumi K. Lee estime que les allégations d’Apple sont suffisamment plausibles pour que l’affaire se poursuive, notamment sur le terrain contractuel.
Un accord de confidentialité au cœur de la décision
La juge Lee considère qu’Apple a formulé des allégations précises concernant au moins un secret commercial. Oppo soutenait notamment que la définition retenue par Apple était si large qu’elle empêcherait Chen Shi de travailler comme ingénieur dans le domaine des capteurs de santé sans enfreindre ses obligations.
La cour rejette cet argument au stade de la demande de rejet. L’Intellectual Property Agreement signé par Chen Shi avec Apple ne lui interdit pas d’exercer dans ce secteur : il lui interdit de divulguer des informations confidentielles appartenant à l’entreprise. La violation présumée de cet engagement contractuel suffit ainsi à maintenir l’action engagée par Apple.
Les documents Apple Watch au centre des accusations
Apple affirme que Chen Shi a téléchargé 63 documents tard dans la nuit, trois jours avant son départ, puis les a transférés sur une clé USB. L’entreprise soutient aussi qu’il avait organisé et tenu des dizaines de rendez-vous individuels avec des membres des équipes techniques de l’Apple Watch afin de s’informer sur leurs travaux en cours.
Toujours selon les accusations d’Apple, Chen Shi aurait indiqué quitter l’entreprise pour s’occuper de membres de sa famille, sans révéler son arrivée chez Oppo. Apple l’accuse également d’avoir effectué des recherches en ligne visant à dissimuler l’ouverture de fichiers sur un disque partagé.
Oppo doit désormais répondre sur le fond
Guangdong Oppo Mobile Telecommunications et InnoPeak Technology doivent déposer une réponse formelle aux accusations d’Apple avant le 21 octobre 2026. La juge Lee examine par ailleurs séparément une demande d’injonction déposée par Apple en mars 2026, destinée à empêcher la suppression d’éléments de preuve.
Ce que ça change
Cette décision ne tranche pas encore la réalité des faits reprochés, mais elle permet à Apple de faire examiner ses griefs contractuels et de secrets commerciaux dans le cadre normal de la procédure. Pour le groupe, l’enjeu consiste à protéger les travaux de ses équipes Apple Watch ; les prochaines écritures d’Oppo préciseront sa ligne de défense face à ces accusations.
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Source : U.S. District Court for the Northern District of California — ordonnance de la juge Eumi K. Lee
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