
Apple a transmis le 13 mai une contribution à la Commission européenne, critiquant des mesures envisagées pour obliger Google à ouvrir davantage Android à des services d’IA concurrents. Le groupe estime que ces changements feraient peser des risques sur la confidentialité, la sécurité et l’intégrité des appareils.
Fin avril, la Commission européenne a présenté, dans le cadre de la mise en conformité de Google avec le Digital Markets Act (DMA), une série de mesures visant à faciliter l’accès de rivaux aux capacités d’Android liées à l’assistance par IA, selon Reuters.
Ce que visent les mesures évoquées par la Commission
Le projet mentionné par Reuters prévoit notamment d’accroître l’accès de services d’IA tiers à certaines fonctions d’Android, afin qu’ils puissent interagir avec les apps installées pour exécuter des actions. Les exemples cités incluent l’envoi d’e-mails, la commande de repas ou le partage de photos.
Teresa Ribera, commissaire européenne en charge de la concurrence, a déclaré que ces « proposed measures » donneraient davantage de choix aux utilisateurs Android sur les services d’IA utilisés et intégrés au téléphone, toujours d’après Reuters. Google a, de son côté, qualifié l’initiative d’« unwarranted intervention » susceptible d’affaiblir des protections essentielles de confidentialité et de sécurité.
Apple s’aligne et évoque des risques « urgents et sérieux »
La Commission avait fixé au 13 mai la date limite pour les retours des tiers. Une décision finale est attendue en juillet sur la conformité du plan de Google au DMA.
Selon Reuters, Apple indique dans sa soumission que les « DMs (draft measures) » soulèvent des préoccupations « urgentes et sérieuses » et qu’en cas de validation, ils créeraient des risques majeurs pour la confidentialité, la sécurité, la sûreté des utilisateurs, ainsi que pour l’intégrité et les performances des appareils. Apple souligne que ces risques seraient accentués dans le contexte de systèmes d’IA en évolution rapide, dont les capacités, comportements et vecteurs de menaces resteraient imprévisibles.
Le fabricant de l’iPhone conteste également l’approche de la Commission, qui reviendrait, selon Reuters, à redessiner Android sur la base de « moins de trois mois de travail », en remplaçant des choix effectués par les ingénieurs de Google sur plusieurs années de développement du système.