
Dans le dossier opposant xAI à Apple et OpenAI, OpenAI affirme que l’entreprise d’Elon Musk a fait disparaître des communications internes susceptibles d’entrer dans le cadre de la procédure. Le tribunal a également rejeté une nouvelle demande de xAI jugée disproportionnée dans la phase de collecte de pièces.
Un nouveau refus du tribunal sur le périmètre de la « discovery »
La plainte de xAI accuse Apple et OpenAI d’avoir coordonné leurs actions afin de freiner la concurrence des modèles de langage (LLM) sur l’App Store. Depuis plusieurs mois, les requêtes de xAI pendant la « discovery » sont décrites comme excessives, et régulièrement contestées.
Dernier épisode en date : le tribunal a refusé d’ajouter Jan Leike, ancien Head of Alignment d’OpenAI, à la liste des personnes dont les documents et échanges seraient requis. Jan Leike a quitté OpenAI en 2024 pour Anthropic.
Selon la décision, sa désignation comme « custodian of records » n’est « pas appropriée », les documents potentiellement concernés n’apparaissant ni pertinents ni proportionnés aux besoins de l’affaire. Le tribunal souligne notamment son absence d’implication dans l’implémentation des fonctions d’IA d’Apple et le calendrier de son départ d’OpenAI.
OpenAI avait soutenu que la demande relevait d’une recherche tous azimuts, Jan Leike travaillant sur un projet distinct et n’ayant pas participé aux éléments liés à Apple cités dans le dossier.
OpenAI accuse xAI d’effacer des communications internes
Dans une autre série d’échanges versés au dossier, OpenAI accuse xAI d’avoir orienté des employés vers des outils de messagerie éphémère, conçus pour supprimer automatiquement messages et documents. OpenAI affirme aussi que xAI n’aurait produit « aucun document non public » portant sur le fond de ses accusations, et qu’aucun échange (emails, SMS, Signal, ou XChat) n’aurait été communiqué.
Dans ce type de procédure, les parties ont l’obligation de conserver et de transmettre les communications internes pertinentes, sous peine de sanctions. OpenAI estime que l’usage d’outils de suppression visait précisément à contourner cette obligation.
Bloomberg rapporte les propos attribués à OpenAI, selon lesquels des échanges portant sur « tous les aspects » de l’activité de xAI, y compris des sujets « hautement pertinents » pour l’affaire, auraient transité par ces outils, alors que xAI aurait anticipé un contentieux et avait un devoir de conservation des preuves (Bloomberg).
À ce stade, le tribunal ne s’est pas prononcé sur cette demande spécifique, et aucune des entreprises n’a commenté publiquement ces accusations, selon Bloomberg.