
Apple maintient sa plainte contre OpenAI pour appropriation présumée de secrets commerciaux et s’oppose à la demande de rejet déposée par l’entreprise d’intelligence artificielle le 5 août. Dans sa réponse judiciaire, Apple estime que la requête d’OpenAI repose sur des « distorsions », des spéculations et des éléments de preuve externes qui ne devraient pas guider l’examen de la plainte à ce stade.
La procédure porte sur des accusations selon lesquelles OpenAI aurait obtenu ou encouragé l’obtention d’informations confidentielles d’Apple. OpenAI soutenait notamment ne pas avoir besoin des secrets commerciaux allégués et avançait qu’Apple ne pouvait pas lui faire concurrence. Apple demande au tribunal de ne pas suivre ce raisonnement et de laisser l’affaire se poursuivre.
Apple conteste le caractère accidentel des faits allégués
Apple réfute en particulier l’idée qu’un dénommé Liu aurait reçu par inadvertance des données provenant de serveurs internes via une synchronisation d’appareil inconnue. Selon Apple, l’intéressé aurait au contraire exploité volontairement un bug, puis s’en serait félicité dans un message : « LOL … so funny. »
Le document reproche aussi à OpenAI de ne pas expliquer les accusations portant sur un accompagnement de personnes interrogées chez Apple afin de les aider à dérober des informations. Apple affirme également que les demandes attribuées à un dénommé Tan concernaient des prototypes secrets, et non des produits déjà accessibles au public.
Une audience le 1er octobre
Apple demande formellement le rejet de la requête déposée par OpenAI. La prochaine étape indiquée dans le dossier est fixée au 1er octobre, date à laquelle le tribunal doit examiner la demande d’Apple visant à accélérer la phase de communication de preuves, ou « expedited discovery ».
Cette phase peut revêtir une importance particulière dans un litige relatif à des secrets commerciaux : elle doit permettre d’encadrer l’accès aux documents et témoignages susceptibles d’étayer ou de contester les accusations. Elle ne tranche toutefois pas, à elle seule, le fond du différend.
Ce que ça change
La réponse d’Apple vise d’abord à préserver la possibilité d’instruire ses accusations plutôt qu’à obtenir immédiatement une décision sur leur bien-fondé. Si le tribunal refuse le rejet, OpenAI devra répondre à une procédure qui pourrait devenir plus documentée à mesure que les preuves seront examinées.
Pour Apple, l’enjeu dépasse la seule confrontation avec OpenAI : l’entreprise cherche à défendre le caractère confidentiel de travaux internes et de prototypes. L’audience du 1er octobre constituera donc un premier jalon concret pour mesurer la place que le tribunal entend accorder à ces allégations.
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Source : Apple — réponse à la requête d’OpenAI visant au rejet de la plainte (document judiciaire)
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